MARRAKECH

Marrakech, ville exotique et branchée

Marrakech peut s’enorgueillir de porter le nom d’un pays, le Maroc, dont elle fut un jour la capitale et qu’on appelait à cette époque Marrakech (littéralement « Amur Akouch » qui signifie la « terre de Dieu » en tamazight). Elle a été fondée en 1071 par le sultan berbère almoravide Youssef Ben Tachfine, puis tomba sous le joug des Almohades en 1147. Puis les dynasties se succédèrent, Mérinides, Saadiens puis Alaouites depuis la fin du 17ième siècle jusqu’à nos jours.

Marrakech est sans conteste la ville la plus connue du Royaume. Depuis le début du siècle, elle a su attirer de grandes figures de l’histoire, Churchill en premier lieu qui avait ses habitudes à l’hôtel la Mamounia avant-guerre et qu’on pouvait croiser dans les allées avec son chevalet ; depuis, peu de Chefs d’Etats, français et africains en particulier, n’y ont pas séjourné, de préférence en hiver ou au printemps. Saint Laurent, le fameux couturier français y a acquis au milieu des années 60 une magnifique maison ; dans les années 80, lui et son ami Pierre Bergé rachetèrent le Jardin Majorelle, du nom du peintre orientaliste (on lui doit le fameux Bleu Majorelle) qui y avait installé son atelier. À proximité se dresse aujourd’hui le musée Yves Saint Laurent, bijou d’architecture célébrant la dualité entre courbes et lignes droites.

Capitale touristique du Maroc, elle est la ville la plus visitée du Royaume. Les touristes, mais également les Casablancais et les R’batis adorent s’y rendre, les uns pour prendre le soleil et jouer au golf, les autres pour profiter de la nature environnante, ou simplement pour gouter à la douceur de vivre propre à cette ville. Sa médina, bien que victime de son succès qui a engendré un phénomène de gentrification, reste un symbole d’authenticité, où chacun vit à sa manière ; les conteurs, les marchands de plantes médicinales et autres charmeurs de serpents de la place Jamaa El Fna ne sont pas là que pour les touristes ; ils sont là aussi pour les marrakchis, qui savent ce qu’ils doivent à ceux-là mêmes qui transmettent les traditions.

Non loin de la place se dresse la Koutoubia, une des plus belles mosquées du monde musulman qui a servi de modèle pour la mosquée de la Giralda de Séville. On visitera également des palais, en premier lieu le palais El Badii (« l’incomparable »), construit par le sultan almohade Yacoub el Mansour ou encore le palais Bahia, construit à la fin du 19ème siècle.

Marrakech, c’est surtout un art de vivre particulier, mêlant authenticité et goût de la fête, teinté d’une atmosphère « jet set » qui a fait la réputation du lieu ; on y dine tard, et on y sort encore plus tard. Mais le lendemain, on peut décider de se promener dans les environs et retrouver le calme et la sérénité d’une nature accueillante, dans la vallée de l’Ourika par exemple, ou plus haut vers l’Oukaïmeden, principale station de ski du Maroc à 2600 m d’altitude. A Marrakech, on peut jouer au golf le matin et faire du ski l’après-midi. Et sortir le soir dans les multiples restaurants de la ville, certains dirigés par des chefs étoilés.